07.02.2012 07:37 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Vent glacial sur les sommets
A Fribourg, les Préalpes sont notre horizon. Un capuchon blanc les recouvre, voilà l’hiver. Elles prennent des couleurs bleues, la pluie n’est pas loin. Témoins éloignés de notre vie de citadin, elles nous rappellent que des étendues sauvages sont à moins de 20 minutes de voiture. Les soucis du jour sont remis à leur juste échelle face à la grandeur et à la pérennité de nos montagnes: nous passons, elles demeurent!Pour nous faire rêver, elles doivent garder leur mystère et nous faire croire qu’elles sont aussi intactes qu’au premier jour de leur création. Cette immobilité était admise et rassurante jusqu’à ce que le vent de la révolution verte souffle sur notre plateau et balaie les intérêts de la nature au nom de la protection de l’environnement! Pour faire face à la demande d’électricité, 400 cimes en Suisse pourraient se voir affubler d’une centrale électrique, élégamment nommée éolienne!
Pour quelques deniers, une commune accepte de détruire un paysage qui ne lui appartient pas alors que ces moulins à vent ne sont pas rentables et produisent une quantité d’électricité négligeable. A cause de l’irrégularité des vents, elles ne fonctionneront qu’à 20% de leur capacité.
Le monde politique entendra-t-il ceux qui osent penser qu’est intouchable ce qui n’a pas de prix? Combien d’oiseaux morts devront-ils être ramassés au pied des éoliennes pour que l’on comprenne que, sans le respect de la nature, la protection de l’environnement n’est que du vent?
Antoinette de Weck, conseillère communale de la Ville de Fribourg




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