31/03/2012 10:08 | Lien permanent | Commentaires (0)

Un téléphone portable, ça créé des liens

brigitte_rosset.jpgElle. – Allô? Coucou mon amour, je te dérange?
Lui. – Heu… Non, pas du tout.
Elle.
– Tu fais quoi, mon amour?
Lui.
– Ben… Je bosse, tu vois, boulot, boulot.
Elle.
– Oh, je vois bien. Mon pauvre amour, tu travailles par ce beau temps.
Lui.
– Hé oui… Boulot, boulot.
Elle.
– Tu penses terminer à quelle heure ce soir?
Lui.
– Oh… Tard, très, tard. On a des gros dossiers à terminer.
Elle.
– Ouh là là, des gros, gros dossiers. Courage, mon amour!
Lui.
– Je vais faire le maximum, mais je pense pas rentrer avant… ouf, minuit.
Elle.
– Gros, gros, gros dossiers alors…
Lui.
– Ouh là là, oui. Excuse-moi, mais je dois te laisser, j’ai une réunion dans 5 minutes.
Elle.
– T’es au bureau?
Lui.
– Bien entendu, pourquoi?
Elle.
– J’entends des oiseaux.
Lui.
– C’est dans l’arbre en face. La fenêtre est ouverte.
Elle.
– Bruyants, ces oiseaux, hein?
Lui.
– Insupportables… Bon, mon amour, je suis désolé, mais je dois vraiment te laisser.
Elle.
– Oui, oui, excuse-moi. Comment elle s’appelle déjà, ta collègue qu’on a croisée l’autre jour?
Lui.
– Qui?
Elle.
– Ta collègue, celle que tu n’aimes pas du tout.
Lui.
– Ha… Isabelle. Pourquoi?
Elle.
– Tu peux dire à Isabelle que sa robe verte est moche.
Lui.
– Pardon?
Elle.
– Mais qu’elle est parfaitement assortie à la fiente qui vient d’atterrir sur ta tête.
Lui.
– Quoi??
Elle.
– Mon amour? Regarde de l’autre côté de la terrasse…
Lui.
– Hein?
Elle.
– Coucou mon amour, je suis là! Tu me vois? Oh… T’es aussi vert que la vilaine robe de ta collègue.

Brigitte Rosset, comédienne

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