14/04/2012 09:52 | Lien permanent | Commentaires (0)

Quand on aime, on ne compte pas

brigitte_rosset.jpgEt tu vois Natacha, dans ton prénom, y a 7 lettres. Et dans le mien, Stéphane, 7 lettres aussi. T’es née un 18. 1 + 8 = 9. Je suis né un 27. 2 + 7 = 9 aussi. C’est complètement fou. On a quand même le 7 «et» le 9 en commun.
– Oui sauf que mon vrai prénom, c’est Elisa.
– Elisa… Eh bien tu vois, ça ne m’étonne pas. Dans Elisa, y a 5 lettres. Eh ben mes amis m’appellent tous Steph. 5 lettres aussi! Et tu sais ce que c’est, le 5? C’est l’ouverture d’esprit. C’est aussi la vie, le combat. C’est la liberté, la sensualité. C’est l’aventurier, homme ou femme, de toutes les aventures, physiques, affectives… Tout toi, Natacha!
– Elisa.
– Oui, tout toi, Elisa. Et le 9, c’est l’altruisme, le dépassement de soi, l’hyperémotivité. T’es émotive toi, non?
– Ça dépend.
– On est assis à la table 3, parce que le 3, c’est mon chiffre préféré. Sociabilité développée, sens aigu de la communication. Dingue, non?
– Ouais… Dingue!
– Tu te sens un peu fragile ces temps, non?
– Ben je viens de perdre mon boulot, alors…
– Normal, on est en avril. Pour les Japonais, le 4 est synonyme de mort. Donc changement. Non, tu sais, c’est bon signe tout ça.
– Tu crois?
– Attends, je crois pas, je sais. C’est les chiffres qui parlent, c’est pas moi.
– Et 85, ça te parle?
– 85 C?
– Non, 85 tout court.
– Je vois pas…
– C’est le nombre de minutes que je viens de passer à écouter tes débilités. Et 165, c’est l’addition que je vais te laisser payer, parce que les chiffres, c’est pas mon truc.

Brigitte Rosset, comédienne

Les commentaires sont fermés.