17/06/2014

C’est si simple, les discussions avec les copines

invité, matin- Toi, Soph, tu veux quoi?
- Mais je sais pas, moi.
- Et lui, il veut quoi?
- Lui, il trouve que ce serait chouette qu’on se rencontre.
- Et toi, tu lui as dit quoi?
- Que c’était un peu comme il voulait.
- Mais attends, tu fais ça pour toi ou pour lui? Si «toi» tu trouves que c’est chouette, alors tu le fais, pour toi, «et» pour lui. Tu comprends?
- Ouais, mais je sais pas vraiment si lui, il a envie de faire ça pour lui ou pour moi. Et moi, je sais pas si je devrais le faire pour lui faire plaisir, ou si je devrais le faire pour moi… Alors je fais quoi, moi?
- Tu dois faire ce que tu penses être juste!
- Ben justement, là je sais pas ce qui est juste. Ce qui est juste pour moi n’est pas forcément juste pour lui, et vice versa. C’est pour ça que je te demande à toi.
- Mais si je sais pas ce dont toi tu as envie, et si c’est lui qui a envie ou toi, je peux pas t’aider.
- Mais toi, tu ferais quoi?
- Ah, moi, je demanderais conseil à une amie. C’est la seule solution.
- Mais tu «es» mon amie!
- C’est vrai. Donc… Soph, tu me dirais quoi, à moi, dans cette situation?
- Je te dirais: «Louise, tu as vraiment envie d’inviter l’ex de Sébastien?»
- Non mais ça va pas ou quoi? Mais enfin, Soph!! Il manquerait plus qu’il ait envie de me présenter son ex!! Soph?? Sébastien t’a parlé de son ex?? Il la voit toujours? C’est quoi cette histoire d’ex??
- Merci ma Louise!
- De rien ma Soph! Mais dis, tu crois qu’en fait je devrais la rencontrer un jour, l’ex de Sébastien??

20/05/2014

Tu l’as bu, ton avion? Hips!

invité, matin– Non Roger, une fois de plus, on est pas d’accord! Mais laisse, celle-là, c’est ma tournée!
– La dernière, OK? Oui môssieur, on est pas du tout d’accord!
– Mais Roger, t’es pas connecté au monde, toi! T’es naïf, mon Roger! T’es resté chez les babas cool, toi! Tu sais, maintenant qu’ils savent qu’on n’en a pas… Tu crois qu’ils vont se gêner, les autres, pour nous attaquer?? Santé, mon Roger!
– Non, non, pas «santé»! Attends! Pourquoi on viendrait nous attaquer, hein mon Bernard?
– Ha ben ça!! Mais parce qu’on sait qu’on n’en a pas, pis c’est tout!!! Santé, mon Roger!
– Non mônsieur, je ne fais pas santé avec toi, tant qu’on s’est pas expliqué. Tu crois vraiment, toi, que «parce qu’on sait qu’on n’en a pas», on va tout à coup nous attaquer?

Mais si on voulait pas nous attaquer avant, pourquoi on voudrait maintenant?
– Mais je te l’ai dit: parce que maintenant tout le monde sait qu’on n’en a pas!! Santé!
– Mais arrête Bernard, t’es ridicule!! Toi, par exemple, on sait que t’as pas de femme, ben c’est pas pour autant que tu te fais attaquer par des milliers de femmes. Même pas par une, alors!!
– Ouais, mais les Chinois, eux, ils s’en foutent de moi et de mes femmes!
– T’as quoi contre les Chinois?
 – J’ai rien contre les Chinois, tant qu’ils viennent pas nous attaquer!!
– Pourquoi les Chinois voudraient nous attaquer?
– Pourquoi, pourquoi, j’en sais rien, moi! Je peux pas savoir, je suis pas Chinois! Allez, santé!
– Bon, mais c’est la dernière mon Bernard…

Brigitte Rosset, comédienne

 

13/05/2014

La fête des belles-mères

invité, matin– Et Suzanne, t’as fait quelque chose, toi, pour la Fête des mères?

– J’ai été invitée par mon fils et ma belle fille, dans un restaurant pas très joli. On a vraiment pas bien mangé. C’était carrément mauvais. J’imagine que c’était pas cher. Et si tu avais vu la robe de ma belle-fille! Elle s’habille tellement mal. Et ça ne s’améliore pas avec les années! Mais quelle horreur, un vrai sac, sa robe! Comme j’avais honte! Ma petite-fille aussi était très mal habillée… Elle m’a offert un bricolage inutile, en papier mâché, recouvert de paillettes jaunes et bleues. A quoi elles pensent, les maîtresses? Les paillettes, c’est un vrai cauchemar. En rentrant, j’en avais plein mon sac à main. J’ai dû tout sortir et tout laver. Je peux te dire que j’ai jeté illico cette horreur à la poubelle. Tu sais, en fait, je suis certaine que ma belle-fille s’est débarrassée du cadeau de sa fille, en lui disant de me le donner. Mon fils m’a offert un bouquet de fleurs, quelconque, pas joli. Tu sais, ces bouquets qu’on trouve vite fait dans les stations essences. J’ai fait exprès de l’oublier au restaurant, et ma belle-fille, cette gourde, m’a couru après pour me le redonner! Et celle-là, même pas un petit cadeau pour moi, rien! Et toi Elisabeth, t’étais où dimanche?

– J’étais toute seule à la maison. J’ai même pas reçu un téléphone de ma fille, ou de mon fils.

– Mais c’est normal Elisabeth, tu vois, tu râles tout le temps. Tes enfants n’ont pas envie de te voir, c’est normal!

Brigitte Rosset, comédienne